Antoine Vergote
L’importance de l’œuvre d’Antoine Vergote au sujet des rapports entre théologie, foi et psychanalyse
Il n’est pas nécessaire d’être croyant pour reconnaître dans le noyau originel de la foi chrétienne un paradigme de la conception authentiquement humaine de la figure paternelle. La paternité dans la relation humaine se manifeste dans un acte de parole relationnel et s’accomplit dans le processus même de reconnaissance de l’enfant, et comme la paternité est essentiellement un processus relationnel, l’autre, l’enfant, doit s’y impliquer. Dans la relation entre Jésus et son Dieu, le père communique sa divinité par un processus transformateur dans lequel Jésus s’implique lui-même. Dans l’ordre humain, s’agissant de la relation père-enfant, le père initie l’enfant à l’humanité que le père représente, médiatise et promeut par le processus transformateur du complexe d’Œdipe. Il y a donc indubitablement une analogie structurale entre la foi chrétienne et l’ordre humain. [Antoine Vergote, « At the crossroads of the personal word », cité in J.-B. Lecuit, L'anthropologie théologique à la lumière de la psychanalyse] |
Dans l’étude des rapports entre théologie, foi et psychanalyse, l’œuvre d’Antoine Vergote est d’une importance primordiale. En raison de son caractère pionnier, de son ampleur, de sa qualité, et de la pluri-compétence exceptionnelle de son auteur (psychanalyste, cofondateur de l’École Belge de psychanalyse, psychologue de la religion internationalement reconnu, théologien et philosophe)